Rendez-vous

Fragonard, collection de jeunes filles …

Posté le 20 décembre 2007 par Anne-Marie Sol

fragonard.jpgUne conférence de presse que nous organisions le 19 Décembre pour Physcience au Musée Jacquemart André offrait le plaisir supplémentaire de revoir quelques toiles et dessins de Jean-Honoré Fragonard.

Petit choix charmant dans l’œuvre de Fragonard, l’exposition met en scène tout un peuple de jeunes filles qui répondent toutes aux mêmes critères esthétiques (sans doute, le goût personnel du peintre…) Petites, menues, extrêmement jeunes (13 ou 14 ans, la pédophilie n’a pas le même sens au XVIII° siècle) elles présentent avec facilité leurs petits seins d’adolescentes sur de jolis corps potelés.

Cela donne un résultat ravissant, un peu interchangeable, qu’il s’agisse de « Danaé », alanguie sous sa pluie d’or, de la joyeuse coquine de « l’Escarpolette », des amoureuses pâmées du  « Baiser sur la bouche » et du « Baiser dans le cou », ou des friponnes illustrant les Contes de La Fontaine. Le peintre retrousse les jupes du « modèle », complaisamment dénudée jusqu’à la taille et les ingénues embrassent des petits chiens en les serrant sur une poitrine dévoilée par des chemises indiscrètes .

 Tout un univers de couleur pastel et de peau douce, qui « vend » gaiment de la jeunesse et qui par un jour d’hiver a le charme fou d’un arrêt dans le temps.

 

Inspiration artistique et Thalasso

Posté le 9 novembre 2007 par Anne-Marie Sol

A part les dessins inoubliables de Claire Brétecher illustrant la vie quotidienne du curiste et du personnel soignant des établissements de Thalasso dans une BD déjà ancienne, le sujet n’a pas inspiré beaucoup d’auteurs….(si quelqu’un peut me faire d’autres citations, je suis prête à m’enrichir intellectuellement …)

Raison de plus pour saluer l’initiative d’Amanda Sthers, encore Madame Patrick Bruel à la ville (les journaux bien informés sous-entendent que cela risque de ne pas durer !) qui n’hésite pas à mettre en scène 2 curistes dans un établissement de thalassothérapie…

2 curistes en peignoirs, Gérard Darmon, et Thierry Frémont, qui parlent de vie, d’amour, de mort…comme tout un chacun.

Le « pitch » : un curiste passe le peu de temps qui lui reste à vivre dans un établissement de thalassothérapie….une comédie douce-amère., ou comme le dit Le Figaroscope : « Amanda Sthers ironise sur l’idée que le peignoir, nouvel uniforme à la mode, nivelle les classes sociales.. » 

Le théâtre Hébertot a mis la pièce à l’affiche…places de 15 à 42 euros…infiniment moins cher qu’une affusion marine, ou un bain bouillonnant….peut-être tout aussi relaxant ?…

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Et Courbet créa la femme…

Posté le 29 octobre 2007 par Anne-Marie Sol

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Du 13 octobre au 28 janvier, le Grand Palais propose une grande rétrospective de l’œuvre de Courbet (tous les jours sauf mardi, de 10h à 22h, Jeudi jusqu’à 20h)

Visitée le premier jour, l’exposition, très complète, réserve une grande partie à la description du corps féminin.

Corps potelés, voir massifs, seins lourds, cuisses épaisses, les femmes peintes par Courbet sont tout sauf aseptisées.

Peignant à une époque où les corps disparaissaient sous un flot de vêtements, jupons, crinolines, corsets, robes superposées,  Courbet déshabille les femmes et les peint avec franchise.

Romain Goupil réalisateur d’un film diffusé à l’occasion de l’exposition s’exprime :  « Ces formes, cette affirmation de la féminité, sont à l’opposé de tous les tops modèles anorexiques d’aujourd’hui…Je me sens plus proche des femmes girondes de Courbet. Ce sont des femmes qui ont eu des enfants, des femmes ni vierges ni chastes, avec des désirs, des amours, des plaisirs. On touche à quelque chose d’intime qui choque encore aujourd’hui ».

Naturellement, le choc atteint son sommet avec les 2 tableaux réalisés par Courbet pour la contemplation personnelle d’un collectionneur de l’époque.

Il s’agit de Khalil Bey, mystérieux diplomate turco-égyptien, grand amateur de femmes et de peinture, qui lui commanda le « Sommeil » représentation de deux jeunes femmes nues enlacées sur un lit, et la célèbre « Origine du monde », portrait d’une femme « sans tête, sans bras, ni jambes ».
Très secret, très privé, ce tableau est resté longtemps inconnu du grand public. Caché chez Khalil Bey derrière un innocent paysage de neige, « L’Origine du Monde » devint ensuite la propriété de Jacques Lacan qui commanda à André Masson un autre paysage imaginaire, inspiré du tableau, pour dissimuler le tableau.

Ce que la petite histoire ne dit pas c’est comment Lacan le faisait découvrir à ses jolies patientes, dont Françoise Giroud, lors de ses séances de psychanalyse….

 

Hermès tient la forme, ou « quand, même les tapis de sol, respectent les codes couleurs » !!

Posté le 24 octobre 2007 par Anne-Marie Sol

Inauguration du magasin Hermès : 24 heures non stop du 23 au 24 octobre, au 24 rue du Faubourg Saint Honoré.

Danse, Musique, et fête dans la rue et dans tous les espaces du magasin agrandi.

En passant le matin, remarqué les tapis de sol préparés en vue d’un cours de yoga exceptionnel et éphémère à midi au premier étage.

Des tapis orange Hermès, roulés dans des housses gansées, qui semblent spécialement créés pour l’occasion.

Ainsi magnifié, le tapis de sol devient totalement chic…charté à l’image de tout ce que peut faire la marque.

On rêve d’une gymnastique Hermès…

 

Eternel recommencement ?

Posté le 17 septembre 2007 par Virginie Ruyer

Adieu sexo-tests, siestes et crèmes solaires, la paresse médiatique de l’été laisse place à la demande en nouveautés. Les « Quoi de neuf  rentrée » présentent les soins corps, visage, parfums, news make up… lancés en début d’été et il s’agit maintenant de nourrir les spécial fêtes de fin d’année.

Les marques s’en donnent à cœur joie, il suffit de consulter le calendrier de la fédération de la parfumerie pour noter que l’agenda « lancements » des journalistes est déjà bien chargé.

L’année 2008 s’annonce t-elle comme 2007, hyper musclée ?

 

 

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